Notre Mer à nous

logo200x200J’ai cherché. Rien. Pas un mot sur le Québec, bien encore moins sur le Saint-Laurent. Quelques lignes sur le triste Canada, cette impossible nation, pour évoquer surtout des bateaux fantômes abandonnés par lui dans ses eaux limitrophes (je n’ai pas écrit nationales, c’est interdit de s’abandonner dans la nation), ou venus d’ailleurs et bientôt peut-être échoués en les susdites eaux. Ou encore pour raconter comment le Pôle Nord fond et ne sera plus canadien tantôt mais bien russe, à coup de brise-glaces nucléaires soviétiques. (...) Et pendant ce temps-là, rien sur le Québec dans ces Escales Maritimes. Peut-être n’y a t-il rien à dire, à ce rythme de la garde côtière canadienne ? à l’image des volontés maritimes du Canada ? ou des lentes dérives de navires fantômes ?

Mais bien sûr que non. C’est qu’il ne manquait qu’un raconteur-contributeur-suggestionneur. Puisqu’il y a tant à dire, même délaissant cet improbable et sec Canada pour concentrer notre regard tous azimuts sur notre Mer à nous, toute seule, au Québec seulement. C’est ce qu’Escales Maritimes m’a offert, et on ne refuse pas une si jolie invitation.

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Carte postale de notre Mer à nous

MMC_EchouageMurrayBay - copieVenue de la fin du XIXe siècle, voici une jolie démonstration d’échouage sur la rive de l’estuaire du Saint-Laurent. Trois types de « goélettes » résument leur glorieuse histoire sur notre Mer à nous. Elles sont posées sur la vase à mer basse, au village de La Malbaie, alors appelé Murray Bay, 150 kilomètres en aval de Québec, en rive nord. À gauche, deux goélettes franches à quille, anciennes, montrent une gite importante qui rend inconfortable le transbordement. Pour y remédier, les charpentiers ont modifié la coque : au milieu, une goélette dite « canadienne », franche, à quille mais au fond plus rond améliore à peine les conditions de travail.

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Le Québec se réapproprie son cabotage

Wiki_TerminalPetrolierLevisLe pays ne s’était jamais véritablement approprié sa navigation fluviale. Il y a bien eu de nombreux cabotages, certes héroïques mais à la fois un peu anecdotiques, de denrées diverses entre les régions riveraines, et beaucoup de transport de ressources forestières, des confins campagnards aux compagnies papetières des villes. Puis, dans la seconde moitié du XXe siècle, les petits caboteurs ont été lésés de ces liaisons régulières de bois et pâte à papier par les gros armateurs canadians* et « étrangers » ; le reste du cabotage sur le Saint-Laurent a été écharpé par le camionnage, l’autoroute, la négligence des décideurs puis le désintérêt total. Point final ?

Timidement depuis deux décennies, des affairés, bas-la-veste, planchent sur le TMCD**, le front en accent circonflexe, dans des tours à bureaux dos au fleuve. Il semble que pendant ces réunions de règlementeurs théoriciens, les marins, eux, s’activaient pour la réappropriation de notre Saint-Laurent navigable. Avec succès : fin mars, une nouvelle compagnie de navigation a vu le jour au Québec, et ça prend bonne mémoire d’homme pour trouver semblable développement !

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Quand le devoir de mémoire écoute notre silence

29 mai 1914, 0155 :
Capitaine Walsh - Surintendant
du service transatlantique
du C.P.R. Montréal

L’Empress of Ireland arrêté
dans la brume a été frappé
par le charbonnier « Storstadt ».

(Signé) KENDALL.

 

Quatorze mots, quatorze minutes pour disparaitre par quarante mètres de fond à quatre milles au large de Sainte-Luce, mille-douze victimes, cent ans de froide et noire solitude sous-marine. Et moi, bientôt un mois à tourner autour de ce billet commémoratif, vu l’importance de l’accident sur notre Mer à nous, pour décider de l’écrire ou non, mais en cherchant d’abord la réponse à deux questions : pourquoi ? et comment ?

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Le Rendez-vous naval de Québec

BoucherIMA_ncsmAthabaskanRNVQ

La Marine royale de cet improbable pays qu’est le Canada – terrien aux dizaines de milliers de kilomètres de côtes – est une singulière chose. À peine centenaire aujourd’hui (créée seulement en 1910, puisque le Canada était [est encore ?] une colonie britannique), elle pouvait s’enorgueillir d’être la troisième plus puissante au monde déjà dès la fin de la Deuxième Guerre, avec plus de 400 unités.

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L'histoire méconnue d'un pionnier de la vapeur

Skillett1834_RoyalWilliamLe premier voyage du Royal William n’eut pas un profond retentissement. Cela s’explique. Une petite colonie comme la nôtre, de médiocre importance et presque perdue dans un coin de l’Amérique, ne pouvait nourrir la prétention de passionner le monde entier avec une expérience dont l’heureux résultat devait pourtant amener toute une révolution dans la navigation. On ignora ou l’on feignit d’ignorer le Royal William, vaisseau canadien, qui marchant par la seule puissance de la vapeur s’aventura le premier sur le grand océan (1).

• Premier ? pionnier ? inventeur ? révolution ? Chronologie des moments d’importance :

En 1778, le Français Claude de Jouffroy d’Abbans construit Palmipède et réussit la toute première navigation propulsée à la vapeur...

 

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Une image pour le plaisir de notre Mer à nous

SpruceglenMontreal - copieDéboucher d’une rue du Vieux-Montréal au hasard d’une promenade et tomber « nez-à-poupe » avec une telle bête assoupie est un réel petit plaisir maritime.

En complément du billet sur la fermeture de la Voie maritime du Saint-Laurent (Escales, 23 décembre), et en résultat de cette fermeture, voici Spruceglen amarré, hiverné et englacé au quai Alexandra du Vieux-Port de Montréal, en plein centre-ville. Spruceglen est un de ces vraquiers sur mesure à transiter dans les écluses entre Montréal et les Grands Lacs. Ce navire de 223 m x 23 et 22 388 TJB a été construit en 1983 pour l’armement Groupe CSL. En saison, il cabote sur notre Mer à nous chargé de céréales en descendant...

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